Le vol d’un ange
Rating : R ou M (Attention cette histoire est un yaoï, c'est-à-dire une relation entre hommes)
Disclaimer : Les personnages sont mon unique propriété de même que l’histoire. Cette fanfic est un ‘original’.
Auteur : Sahada
Beta : Masami
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Chapitre 1 : Prémices d’un départ
Laem en avait marre, mais vraiment marre… Il n’en pouvait plus.
* Ils ne peuvent pas me laisser tranquille ? Toujours à me donner des ordres ! Fais ceci, fais cela, fais pas ci, fais pas ça… Moi si j’étais à ta place…* « Oui mais vous ne l’êtes
pas à ma place ! Je veux vivre moi… Quand vous étiez petits je suis sûr qu’on ne vous traitait pas comme ça !» Et voila qu’il parlait tout seul maintenant… Pas comme s’il avait
quelqu’un qui pouvait le comprendre non plus.
* Ils veulent que je sois parfait, toujours enfant modèle… Je n’ai même pas eu d’enfance et maintenant je suis à l’aube de l’âge adulte et je ne peux toujours rien
décider par moi-même… Tu parles d’une vie ! Je parie que sur Terre eux ils sont libres leurs humains…*
« T’es trop jeune pour aller sur Terre » dixit Dieu le Père…enfin non juste dixit mon père, ma mère de toutes manières elle s’en moque ou plutôt elle n’a rien a dire, bien trop soumise
à mon père. Je lui ai demandé pourquoi elle a épousé mon père et elle m’a répondu qu’elle ne savait pas, que c’était le premier… Tu parles d’une réponse… Je lui ai demandé pourquoi elle ne le
quittait pas vu qu’elle ne l’aimait pas… Elle m’a répondu une réponse si débile… Comment peut-elle supporter un être comme lui ? Un être si détestable ? J’en ai marre de la vie que je
mène ou plutôt de la non vie que je mène. Être un ange c’est pas marrant, on peut rien faire surtout si on est jeune… J’ai rien à faire ici, j’ai pas vraiment d’amis, les seuls que j’ai
ne me connaissent pas vraiment… De tout manière comment connaître vraiment quelqu’un ? C’est quoi un ami ? C’est quoi l’amitié, l’amour et tout ces beaux préceptes ? Juste du
vent… Ils ne m’apportent rien… Je vais partir… Je veux partir… Si mon père m’engueule encore une fois ce sera la dernière, je le jure… Marre d’obéir comme un chien ! Je vaux mieux qu’un
chien !
Laem déambulait dans la rue principale, il avait fini ses examens et les avait réussis, enfin, il avait bien raté une fois de plus les langues étrangères mais bon, son
prof désespéré n’avait pas insisté et il était libre. Il pouvait maintenant choisir une formation de spécialisation mais… Il ne voulait plus de cette vie, les anges étaient si rasoirs… Ses
parents l’énervaient, toujours à le comparer à tel fils ou telle fille de leurs connaissances… Le fils de ma secrétaire lui il…. Oui lui a réussi et alors ? Moi aussi non ? Je sais lui
il est doué pour les langues, comme toi papa, ça te déçoit hein que ton fils soit si nul ? Moi ça m’est égal je n’en aurai pas besoin après tout… pas pour ce que je voulais faire mais… ai-je
vraiment un but ? Je ne sais même plus. Remarque ça va lui faire les pieds si je me casse sans lui dire… après tout dans quelques mois je suis majeur, il n’aura plus rien à me dire…enfin…
« Tant que tu es sous mon toit tu devras m’obéir » Quel crétin… on est plus au moyen âge… Quoi que lui il est surement du temps des cavernes… Je me rappelle l’autre jour il m’avait dit
que si je passais la porte ce n’était plus la peine de revenir… Je me demande encore pourquoi je ne suis pas parti ce jour-là ? Je n’étais sans doute pas prêt, mes affaires n’étaient pas
emballées ni rien… Je ferais mieux de rentrer tiens, sinon il va encore râler… Déjà que je peux jamais sortir… ‘avec tout ce qu’on entend maintenant’ dixit maman…
Maman ce qu’on entend c’est sur Terre, pas au Paradis et je ne suis plus un gamin ! Mais ça tu t’en fous, en fait ils se foutent tous de moi je ne suis qu’un
poids pour eux…
Il rentra trainant un peu les pieds, la porte était fermée, ils n’étaient pas encore rentrés… Bah ça fait plaisir… De toutes manières même quand je ramène des bons
résultats ils trouvent encore à redire… L’autre jour j’avais quatre 70 %, deux 80% , deux 60 % et deux échecs et ils n’ont vu que les échecs… En plus mes échecs
étaient pas gros, un 48 et un 49.5…Ils m’ont dit que j’allai rater l’année, bonjour la confiance, merci pour les beaux points ça c’est naturel… Bien sûr sont venus tout seuls… Si si, n’importe
quoi ! Bien sûr je suis nul, une merde, un déchet, merci papa, ça me touche beaucoup tu sais… Jamais je ne te dirai en face ce que je pense puisque tu me l’interdis, oh ils sont beaux les
anges ! Tous des hypocrites, on ne dit jamais ce qu’on pense, on se tait, on ferme sa gueule et on rumine. On doit respecter son père ! Laissez moi rire…respecter un être qui nous
méprise, c’est une blague, n’est-ce pas ?
J’allume mon ordinateur, le chat s’allume… des ‘amis’ veulent me parler, toujours des banalités, je ne veux plus les entendre, je ne leur réponds pas, je me
déconnecte, tant pis, tant mieux, je m’en fiche. Je lis quelques histoires en lignes, pas mal, même bien, je souris tout seul dans ma chambre, mon seul refuge. Au moins ici je peux être moi-même,
mais je suis qui ? Réellement je ne sais même pas. Qui sait vraiment qui il est ? Ok j’arrête avec les questions dont je ne connais pas la réponse, ça va pas m’aider. Je me rends à la
bibli et je me documente encore sur le monde des humains, ce monde m’intrigue, me passionne. L’histoire de la petite sirène me semble si semblable à la mienne, elle rêvait du monde de l’autre
côté de la barrière, un monde auquel son père lui interdisait l’accès. Sauf qu’elle voulait l’amour de son prince, moi je ne veux l’amour de personne, je n’en ai pas besoin, je préfère être seul.
Après tout ça m’a toujours réussi et même si mon père me reproche mon asociabilité, ça m’est égal, je m’entends bien avec les gens quand je veux, quand je joue un rôle, je n’aime pas être
moi-même avec les gens, ils sont trop blessants, j’ai le droit de vouloir me protéger non ? J’en ai marre qu’on me traite comme un moins que rien depuis toujours, pourquoi j’ai le sentiment
que tout est de la faute de mon père ? Peut être parce que je suis ce qu’il a voulu faire de moi, je ne veux plus être soumis et maintenant ça dérange monsieur ? Et bien tant pis, le
petit saint va se rebeller et ça va faire mal !
Mes parents sont rentrés, ils ont à peine regardé mon bulletin, je m’y attendais. Ils ne m’ont pas adressé la parole à part le rituel bon appétit. Ah si, ils m’ont
reproché mes mauvaises notes en langues mais ils s’y attendaient, je ne fais vraiment aucun effort ! Ben voyons bien sûr j’étudie pour décorer c’est certain ! J’ai pas trop écouté leurs
remontrances cette fois-ci. Ils veulent déjà que j’aille m’inscrire pour la première année d’unif l’année prochaine, je dois y aller demain, oui, sauf que demain je partirai bien de la maison
mais pas pour m’inscrire, pour m’enfuir, je dois tout préparer, plus que quelques heures et à moi la liberté, enfin !
Il avait décidé de partir tôt le matin lui qui se levait toujours si tôt mais il est bien connu qu’on ne peut jamais faire ce que l’on veut et ce jour-là ne fit pas
exception à la règle. Exceptionnellement il se leva tard, très tard, il était déjà passé deux heures de l’après midi ! Il s’en voulait, il n’aurait pas du veiller si tard ou plutôt si tôt vu
l’heure à laquelle il avait été dormir. Qu’à cela ne tienne, ses parents étaient partis travailler depuis longtemps, il avait le champ libre. Après tout cela ne tombait pas si mal, il n’aurait
pas à s’expliquer. Il laissa un bête mot sur la table juste pour ne pas qu’on le recherche même s’il se doutait bien qu’il ne servirait à rien et que ses parents lanceraient des avis de
recherches aussitôt rentrés à la maison. Au moins ne penseraient-ils pas tout de suite qu’il allait se rendre sur Terre, après tout il n’avait pas le droit d’y être,
n’est-ce pas ?
Il avait préparé quelques effets personnels qu’il avait placé dans un sac à la Joséphine Ange Gardien, un sac qui pouvait gober tout et n’importe quoi même de taille
gigantesque et on se demandait d’ailleurs où allaient toutes ces choses là mais c’est pas grave. Le sac en lui-même était très pratique. Il ferma la porte de chez lui et sans un dernier regard
quitta sa demeure où il avait quand même passé les dix-sept premières années de sa vie.
(à Suivre)